"Tombée des étoiles"
 

Rien ne va plus dans nos vies. On se pousse du coude, on se pique, on se gargarise de fredaines, fadaises et fariboles. On a peur, peur, une peur qui fait le tour du monde et revient grelotter dans nos mains fatiguées. On s'invente des histoires, on se concocte des brouets de rumeur, on distille des fioles de venin et on se replie, on se méfie de tout...On se replie, on se tait, et on voudrait que cela change...C'est une petite étincelle, un bruit de plume, un peu d'air frais. Et voilà,le monde change, ça fleurit un peu partout...Je change, tu changes et nous changerons, et ça commence ici, dans la tête, dans le cœur, et sur le pas de ma porte ouverte...

Fille d'Élinas et de Présine, sœur de Mélior et Palestine, épouse de Raymondin, mère de Urien, Eudes, Guyon, Antoine, Renaud, Geoffroy, Fromont, Horrible, Thierry et Raymonet, Mélusine est une fée bâtisseuse. Elle porte un secret d'eau et de sel, un secret de vagues, d'arbres, d'écailles et de terre. Prenez garde ! Vous qui voulez le connaître ce secret !

Aujourd'hui, tout se montre et tout se sait, enfin c'est ce qu'on croit. Des ongles cassés en faisant la vaisselle, aux océans qui se transforment en cimetière, on se disperse dans du bavardage, du bruit, des images en kit prêt à penser, on s'enferme dans des slogans, sans voir par dessus tout cela la vie belle et profonde des mots qui se rassemblent en force pour devenir contes ou poèmes, sans voir la vie belle et profonde des humains qui se rassemblent pour réparer notre triste terre.

...tout est jeté, jetable, livré à une toile qui fait le tour du monde en un battement de cil pour mieux vous surveiller mon enfant. Et la misère devient ce grain de sable coincé dans mon cœur, et qui pince un peu plus chaque jour à chaque battement. Il y a très longtemps, il y avait des salons littéraires, souvent tenus par des femmes. On y parlait de tout, de littérature, de poésie, de politique, d'art, et wi-fi n'existait pas ! On se réunissait le samedi, jour ou la fée Mélusine se baignait nue, serpente jusqu'à la taille. Vies de romans et vie réelle se mélangeaient. Les salons littéraires n'ont pas résisté à l'apparition de la télévision.

Mais à présent, époque de grande barbarie cruelle, froide et souriante, il est temps de rallumer la mèche secrète des mots, de se chauffer au brasero des contes, de se perdre dans des forêts remplies d'arbres troubadours de papier. Il est temps de retourner dans nos cavernes où la trace des mains et leurs premiers dessins vous donnent des frissons...

Je me baigne dans les mots depuis l'âge de huit ans, je ne suis pas femme serpente, mais mes secrets se cachent dans des cahiers à reliure fleurie, sur ces pages blanches où je ne suis plus personne, ni fille, ni sœur, ni épouse, ni mère. J'écris, enseigne, raconte, travaille le conte et la poésie comme on travaille le bois.

Qui ?

Originaire de Huy, en Wallonie, je passe mon enfance à Marchin entre l'atelier de menuiserie de mon père et mes premiers cours de diction inscrite à huit ans par ma mère. Tombée dans les mots, timide et solitaire, pas bavarde, le conte est un jardin secret, l'écriture une double vie.

J'entre très vite au Conservatoire, y travaille le théâtre, la poésie, le conte et l'art oratoire, je participe à de nombreux montages poétiques et cabarets de chanson française , obtiens mes premiers prix de déclamation, méthodologie du français parlé et prix supérieur de déclamation aux Conservatoires royaux de Liège, Bruxelles et Mons.

Arrivent ensuite quelques années agitées et souvent sombres, faites de cours de danse créative, d' une formation de bibliothécaire, d'animations théâtre en milieu carcéral, de la création d'un théâtre de marionnettes, de bénévolat auprès de personnes à la rue, de quelques participations à l'organisation de salons de livres alter-mondialistes, d'un livre (Jeanne au coeur fou) publié sous pseudonyme dédié à mon frère Michel qui me manquera pour l'éternité, de quelques publications dans des anthologies...

Et puis un jour,le conte devient une évidence, et avec le prix du festival de Chiny en 2008, mon jardin n'est plus un secret.

Aujourd'hui je me partage entre l'écriture, le conte, la poésie et l'enseignement artistique au Conservatoire Balthazar-Florence de Namur.

J'aime Pablo Néruda, Robert Desnos et les chansons de Trenet, les récits de Résistance et les contes d'Andersen, les contes randonnées et les différentes histoires autour de la fée Mélusine. Je fuis les milieux bavards et bruyants comme la peste ! Je suis des cours de chant classique.

Je n'aime pas les grandes gueules, les cercles fermés...je préfère les promenades au bois.Un jour je ré-ouvrirai le théâtre de marionnettes que m'avait confectionné mon père. Je parle comme j'écris, j'écris comme je parle, la frontière est mince entre l'oral et l'écrit. J'ai l'impression d'avoir des plumes dans la tête quand je conte et d'avoir une bouche qui cause quand j'écris. C'est comme ça. J'aime ce mélange, même s'il est parfois déroutant. Je n'ai pas de maître à penser, pas de maître à conter, je fais ce que je peux pour avancer humblement, avec des outils que je travaille depuis l'âge de huit ans, avec toutes les périodes de doute, de perte et retrouvaille de confiance, de remise en question que cette solitude implique.

En créant la Caverne de Mélusine, je souhaite mettre dans le quotidien la parole dans toute sa simplicité : pas d'effets, pas de théâtralisation, pas de technique (ou si peu!).Qu'il soit aussi naturel de venir écouter mes histoires au pied de mon arbre de livres (...où les mots se délivrent...), que d'acheter un pain.

Annik Pirlot, conteuse , diseuse de belles aventures.

Salle à conter


La petite salle à conter peut accueillir un maximum de 12 personnes, et les veillées se donnent à partir de 4 personnes.

Je voudrais vous inviter à passer
un moment hors du temps,
Les fruits de mon jardin
sont faits
de livres et de songes,
d'encre, de salive
et d'air poussé du bout des lèvres.
C'est un circuit court,
sans autre intermédiaire qu'un fil rouge
tendu entre vous et moi...
avec des contes, des poèmes et des livres
qui peuvent
vous faire voyager très loin
dans le monde et dans le temps.

Annik Pirlot,
Conteuse, diseuse de belle aventure.

Veillées


(Merci Sylvie pour la photo !)

Durée des veillées : 50 minutes de texte.

Le rendez-vous est donné près du fil rouge, à l'entrée du jardin, près du petit pont et du ruisseau qui chante.

La participation aux frais (collations, programmes, thé, divers...) est de 7 euros par adulte, et 5 euros en dessous de 18 ans.

Toutes les veillées sont accessibles aux enfants à partir de HUIT ans. (Merci d'y être attentif !... comme le lieu est petit, de trop jeunes enfants ne permettront pas une bonne qualité d'écoute)

Pour les plus petits, il y a Le P'tit Théâtre d'Arthur, pendant les vacances de Carnaval, (durée du spectacle : 30 minutes).

Les enfants sont toujours accompagnés d'un adulte.

Saison 2018-2019

Qu'en dit-on ?


Les contes de la lune folle
Un dimanche ensoleillé d'octobre, le fil rouge m'a conduite au coeur d'un petit havre de paix, entouré d'écureuils se régalent des noix tombées de-ci de-là parmi les feuilles bruissantes...
Un merveilleux retour en enfance, bercée par les contes de la lune folle et la voix enchanteresse d'Annik.
On souhaiterait que cette rencontre n'ait pas de fin.
Un moment suspendu en dehors du temps qui passe.
Presque un instant de grâce... (Fabienne)


J'ai beaucoup apprécié la beauté de ce moment suspendu, cette exploration lunaire à travers la littérature et la tradition orale en résonance avec ta vie. Ce fut une rencontre toute en finesse et en sensibilité dans un lieu, ton lieu intime et poétique.
Merci beaucoup et belle poursuite dans ces chemins de traverse. (Anne)


Au pied de l'arbre de vie, le soir tombe déjà... Dans sa cabane en bois, chaleur, loupiotes, couleurs, ses joues rondes et ses grands yeux bleus pétillent et s'illuminent : tout nous parle, nous émeut... Son rire anime les mots qui coulent comme une source : beauté, tristesse, effroi, la vie quoi... d'hier, d'aujourd'hui, de toujours... C'était vrai, il faisait bon, j'ai aimé...
Thérèse


Mars, poésie insoumise
Suivez le fil rouge... ... vous arriverez dans une petite caverne intime et accueillante...
... écoutez la conteuse vous lire quelques textes choisis, l'oeil pétillant et le sourire qui dit le plaisir de dire et de transmettre.
Christine et Philippe

Paco
...Paco...

Février 2018
Chère Annik,
Bien que les contes de ce mois de février étaient en principe réservés aux fripons et aux mignonnettes, c'est avec un immense plaisir que nous avons écouté ces récits. Tu nous avais invités à revêtir notre âme d'enfant : nous nous doutions que nous passerions un moment délicieux.
L'endroit où tu nous a accueillis est magique et il était simplement bon d'être ensemble, suspendus à tes mots et câlinés par le chien. S'il fallait nommer ce que j'ai ressenti une fois les contes terminés, la simplicité et la légèreté me viennent à l'esprit. Ce moment partagé avec toi m'a invité à me sentir simple et à me recentrer sur certains aspects essentiels trop souvent oubliés. Nous sommes ressortis plus légers !
Merci à toi pour ce partage !
Mathieu


Chère Annik
Merci de m'avoir conviée à cette merveilleuse soirée pour écouter tes textes captivants et pleins de poésie dans un endroit magique
A refaire absolument
Françoise


Nous sommes allés écouter Annik dans son petit nid de poésies et de contes.
Un petit endroit niché en hauteur, au milieu de la verdure, tout au bout d'un petit sentier lumineux.
Nous avons été accueillis avec une bonne tisane, des lueurs de bougies, un intérieur cocoon, tous dans la même bulle. Une bulle de douceurs, de senteurs, de sourires, de beaux souvenirs. Tous suspendus dans un temps hors du temps. Un temps si court... en apparences car... tellement intense.
Ce fut un enchantement, où nous sommes redevenus des enfants, attirés par les étoiles, la douceur de la voix et l'humanité qui parfume et apaise... le coeur.
A revivre... le plus souvent possible !
Philippe et Marissé


Soirée où la douceur et le plaisir du partage étaient présents. Un moment de poésie qui fait chaud au coeur.
Maryse


C'est dans le cocon chaleureux de sa caverne que Annik avec beaucoup de talent nous a fait rêver, réfléchir sur la route du temps en harmonie avec la nature et les êtres qui l'entourent. Bravo chère conteuse et à bientôt.
Carine


Un petit coin de magie niché au milieu de la nature. Une conteuse qui nous a transmis la parole des arbres avec tant de plaisir, de malice, et qui a su toucher aussi bien mon âme que mon coeur. Je reviendrai car tout était réuni pour rêver.
Sylvie

Contact-Réservations


Caverne de Mélusine, la petite salle à conter
Annik Pirlot
rue des Casernes 3
5024 Gelbressée
(Près du petit pont et du ruisseau qui chante...)
(l'ancienne maison du batelier...)
081/21 16 67
0487 425 129
annikpirlot@gmail.com

En venant d'une autoroute...
Sortie Hingeon, direction Namur
ou
Sortie Bouge CHR, direction Hannut

...en venant de Namur...
prendre la route de Hannut...
rouler sans se décourager...
attention au grand virage avant l'entrée dans Gelbressée,
à votre gauche une petite Chapelle, (Saint-Donat)
prenez le sentier, c'est au bout !

...en venant de Copenhague...
Lancer ses bottines rouges dans la rivière
s'en aller pieds nus
suivre le fil de l'eau à contre-courant
jusqu'au petit pont...

...en venant de Gelbressée...
aller près de l'arbre du Centenaire, rue Moëns,
se diriger vers le ruisseau qui chante, traverser le petit pont,
le fil rouge sera là.

www.caverne-melusine.be - Tous droits réservés